Le Canada en Moto Neige – part 1

Bordeaux -> Paris -> Montréal -> Auberge du Lac Taureau

Après l’Islande, nous nous sommes dit “Il faudrait aller plus au Nord”. Après le Spitzberg, nous nous sommes dit “Il faudrait aller plus au froid”. Direction donc le Canada en plein hiver pour un raid de 600km en Moto Neige.

Bordeaux -> Paris en TGV. Après une nuit à l’hôtel, nous prenons l’avion pour Montréal. Au passage, les systèmes multimédia à bord des avions ont fait de gros progrès en quelques années : écran 10 pouces tactile très réactif, des dizaines de films, carte interactive, etc… On a donc pu regarder entre autres “The secret life of pets” (très bonne surprise), “Le bon gros géant” (jeux d’acteurs catastrophique mais on se laisse embarquer dans l’histoire) et “La fée des dents” avec Dwayne Jhonson ! En fait non, celui-là à été abandonné au bout de 20 minutes…

Arrivée à Montréal, puis 4 heures de mini-bus direction Saint-Michel-des-Saints par -20° et nous arrivons enfin à l’auberge du Lac Taureau. On nous donne nos chambres et les sacs que l’on emportera sur la motoneige. Pour du 50L annoncé, les litres sont assez gros et nos affaires logent sans problème. On se couche à 22h30, 4h30 à Paris.

Auberge du Lac Taureau -> Canadaventures

72 km

Départ à 8h40 avec un petit déjeuner à la canadienne : bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, tartines. On reprend le mini-bus pour aller à la concession de motoneige à environ 30 minutes et on rencontre enfin Thierry, notre guide. Après avoir pris les équipements, vestes, pantalons, gants, bottes et casques, remplis les papiers et écouté le briefing, on découvre les joies du pilotage d’une motoneige, ou ski-doo pour les intimes. Et là, grosse surprise…

On s’attendait à quelque chose d’assez pataud, style gros quad. Premièrement, ça pousse très fort, près de 200km/h pour les plus puissant. Deuxièmement c’est extrêmement instable. Un ski-doo n’a que trois points d’appui : deux skis à l’avant et une chenille à l’arrière. En conséquence, ça a vite tendance à décoller dans les virages et à vouloir se retourner. Il faut sans arrêt faire contrepoids pour bien coller les ski au sol.

On va manger dans un restaurant pas très loin de la concession (en motoneige évidemment), puis on fait une petite balade pour se retrouver sur un lac gelé. Vitesse de croisière : à peine 30 km/h. Pour un débutant, c’est déjà largement suffisant pour se faire peur.

Nous apercevons au loin des chevreuils cherchant quelque chose à manger sous le manteau neigeux. Après avoir traversé les étendue gelée du Lac Taureau, nous arrivons à l’Auberge CanadAventure juste avant la nuit. Une tempête de neige approche. Demain, on devrait donc rouler dans la poudreuse.

Canadaventures -> Lac à l’eau claire

160 km

Le réveil est encore matinal, vers 5h. La faute au décalage horaire et au chauffage trop fort dans la chambre. On part après un petit déjeuner copieux pour plus de 100 km.

Du fait de la tempête de cette nuit, la piste est recouverte de poudreuse et non “ski-doosée” ou damée, comme on dirait en France… Ouvrir une piste procure un certain sentiment de fierté, l’impression de passer là où personne n’est jamais passé. La conduite est toutefois très différente sur poudreuse que sur piste damée. Les sensations s’apparentent à la conduite d’un jet-ski. Le roulis est important, la machine avale les congères telle des vagues venues du large.

Laure fait une première sortie de piste dans la poudreuse. La sensation est presque plaisante, on atterrit comme sur un nuage. La motoneige est sur le coté à moitié enneigée.

Cinq minutes plus tard, deuxième sortie de piste, cette fois bien à plat. Pendant que Thibaut essaye de déneiger la motoneige, Laure essaye de se déneiger elle-même dans 1.5 mètre de poudreuse. Au final, Thierry vient une nouvelle fois à notre secours pour sortir la motoneige que Thibaut avait fini de tanker.

La traversée du Lac à l’eau claire est assez mouvementée. Rien n’est plus éloigné de la vérité que l’image de la glace immaculée lissée sur plusieurs kilomètres. La glace vie et travaille, des failles se forment, des plaques se chevauchent, l’eau remonte parfois pour former l’inquiétante « Shluss ». Mélange d’eau et de glace pilée dans laquelle la machine s’embourbe.

Après un passage à la station service, nous arrivons à l’hôtel. Ce dernier possède une piscine et nous découvrons le spa à la canadienne : Hammam à 50° suivi de bain dans la neige à -20°.

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