J’ai généralement une préférence pour les véhicules possédant autant de roues que de cylindres, avec un bonus lorsque ces derniers sont de travers. Ce fut le cas sur la Transalp, puis la Bulldog, et l’inégalable MT01. Un petit passage sur la T700 avec ses deux cylindres au garde-à vous ne m’a pas donné entière satisfaction. Afin de ne pas mourir idiot, j’ai donné sa chance à une bestiole issue de l’ère soviétique pré-Poutinien possédant 3 roues et deux cylindres se faisant la gueule de chaque côté d’un cadre excentré sur la gauche. J’ai nommé un Ural Ranger 750 à carbu de 2013 affectueusement surnommé « Pout-Pout ».

Bon, l’intérêt d’un tel engin étant surtout de trimbaler ma petite de cinq ans qui ne tient encore pas très bien à l’arrière d’un 2 roues. La Cati s’ennuyant ferme derrière ce tracteur, Laure a opté pour une indienne découverte en Mongolie. J’ai nommé, la Royal Enfield Himalayan avec une petite prépa carosserie pour la forme.

Après quelques balades dans l’arrière-pays, et l’installation d’une ceinture évitant à Gros Lapin, et accessoirement à sa propriétaire, de passer par-dessus bord, je jugeai l’équipage suffisamment mûr pour un périple de plusieurs jours en Corse.
Nous partîmes donc pour une première étape de 170km pour rejoindre le ferry à Marseille, par les petites routes. En effet, avec ses 70km/h de croisière et 110km/h de pointe, l’autoroute n’est pas faite pour Pout-Pout.
Nous arrivons donc à Marseille. Après une nuit de traversée réveillée par I Muvrini, nous débarquons à Ajaccio. Cette ville ne présentant aucun intérêt, nous prenons la route vers le nord pour bivouquer à la ferme de La Chiasandra tenue par Marie-Rose. Nous y passerons 2 nuits, incluant un apéro très sympathique avec les propriétaires au cours duquel nous apprenons que le gendre du beau frère de la fille de Doumé, actuellement chirurgien à Bastia, s’est marié avec la cousine de la sœur du beau-frère d’Ange. Lequel avait eu quelques tensions avec la famille du cousin par alliance de Paula, laquelle lui aurait cramé sa bagnole, ce qui était bien fait pour lui.






Bref, nous repartons avec quelques saucissons vers le sud de l’île, en empruntant la route passant en plein au milieu. Ce qui nous prit une bonne journée pour parcourir les quelques 200km, la route étant sinueuse, la météo exécrable et la faune locale essentiellement composée de cochons corses. Nous arrivons trempés jusqu’aux os chez Ange, où Aria passera niveau 2 en ramassant les poules du voisin qui s’étaient échappées de l’enclos.
Après avoir passé une nuit au chaud, nous repartons. Ce soir, nous dormons dans un truc de hippie tenu par un ancien paysagiste et une ancienne parisienne qui bossait dans la pub en ligne. On leur ramène une bouteille de rosé et on passe une très bonne soirée à discuter.
Dernier jour, camping à la ferme avec balade à dos d’âne et Pikachu, le chat le moins stressé du monde.
Bref, 2 ans plus tard, j’ai enfin pris le temps d’écrire ce blog.








